Aujourd'hui, et comme d'habitude, mes sentiments ne m'attachent jamais aux bonnes personnes. VDM
2 ans amoureux de lui. 2 ans à m'accrocher aux moindres petites esquisses de soupçons de détails qui allaient dans le sens de ce que mes sentiments désiraient ardemment. 2 ans où l'attente et la frustration furent les seuls fruits d'une récolte longtemps attendue. Un hétéro ... Fantastique.
Commence le début de la longue traversée d'un désert, peuplé d'oasis qui de prêt ne s'avèrent être que des massifs de cactus dotés d'épines.
Viennent les souvenirs d'une heureuse mais fugace période. Rapidement ravagés par le doute et la crainte.
Puis " Ça te dirait qu'on se revoit ?" . " Oui, mais en tant qu'amis".
Bien sûr, des amis, c'est tout ce dont je rêve en ce moment. Ça et la paix dans le monde ... tsss. Comme si je n'étais pas déjà comblé de ce côté là!
Un gay non assumé... J'aurais tout vu.
Quelques coups de coeur qui n'ont fait que me fatiguer et me lasser davantage encore .
Ensuite, aborder un inconnu ce n'est pas évident du tout ... comment entamer la conversation sur un sujet pertinent alors que le stress me paralyse, qu'un gel soudain semble bloquer le transfert d'informations dans ma tête et que mon coeur bat si fort qu' il en devient presque trop bruyant pour que je puisse m'exprimer ? Mes lèvres semblent vouloir rester scellées.
Pourquoi oser se lancer alors que forcément ce qui va suivre sera un désastre... pourquoi ai-je osé foncer dans le mur ? Quand plus rien d'autre ne répond, le courage prend les choses en main... mais il est bien peu de choses ... Mais pourquoi est-ce si dur d'aborder un inconnu avec aisance et naturel?
" Je mouille ma zone" ...
De toute façon, je n'ai pas réellement le choix. Si je ne fais rien , il ne se passera jamais rien.
Alors je "prends mes couilles" à deux mains et tant pis. En attendant, elles servent au moins à ça.
Voici mes valeurs propres, voici mon spectre. Au fond, je suis facilement diagonalisable.
Mais les vecteurs de la base ne semblent pas adaptés à ma décomposition.
J'ai l'impression que plus je me heurte, plus je me centre sur moi-même. Ne trouvant de reflet de moi même que dans mes yeux je favorise un narcissisme qui me rassure et qui compense le manque de confiance paralysant qui sommeille et resurgit en moi face à ce genre de situations; et qui du coup se développe telle une ronce dans un framboisier qui ne demande pourtant qu'à s'épanouir.
Being designed to remain always just a friend ... it's such a burden!
